Goma : Quand la jeunesse ose défier le M23/AFC et briser le silence

L’audace d’un jeune homme interpellant publiquement les cadres du M23 marque un point de bascule psychologique à Goma : la peur, instrument principal de l’occupation, ne suffit plus à étouffer la colère. Cette vidéo virale, diffusée cette semaine, n’est pas un incident isolé mais le symptôme d’une rupture profonde. La jeunesse de Goma, fatiguée de survivre en silence, semble désormais prête à défier ses oppresseurs, préférant le risque de la vérité à l’humiliation de la soumission.

L’audace comme arme politique

La question posée par ce jeune courageux déconstruit, en quelques phrases, toute la rhétorique du M23/AFC. En demandant : « La vraie cause de cette guerre, c’est quoi ? », il refuse la narration simpliste qui lie le conflit à des mandats présidentiels spécifiques. Son analyse historique spontanée rappelant que la guerre précède 2018 (Tshisekedi), 2012 (Kabila), et même 2001  met à nu l’incohérence des discours de recrutement.
​Le silence du Maire de la ville face à cette interpellation, absent de la vidéo diffusée, résonne comme un aveu d’impuissance ou de complicité. Ce vide argumentatif prouve que les « millions » de soutiens revendiqués par les rebelles ne sont qu’une façade ; dès qu’une voix libre ose les défier, la propagande s’effondre.

Le 2 Janvier 2026 : La riposte citoyenne 

La réponse de la rue ne s’est pas fait attendre. Alors que le M23/AFC/RDF tentait récemment de légitimer sa présence par une marche perçue comme une mise en scène forcée, la jeunesse organise sa propre contre-offensive pacifique. L’appel à la « Marche Pacifique » du 02 janvier 2026, sous le slogan « Trop c’est trop, nous sommes fatigués », est un défi direct à l’autorité occupante.
​Il ne s’agit plus seulement de dénoncer l’agression, mais de briser l’image d’une ville conquise. En qualifiant l’événement précédent d’« anti-marche forcée », les organisateurs signalent au monde que les images de foules dociles ne reflètent pas la réalité de Goma.

Le rejet total de l’Occupation

Au-delà de l’acte de bravoure individuel, c’est le message collectif qui doit être entendu : Goma n’aime pas le M23/AFC. Les voix qui s’étaient tues par prudence ne le font plus par peur, mais par stratégie de survie qui touche à sa fin. Le « NON A L’OCCUPATION RWANDAISE » qui résonne pour ce début 2026 indique que la population a franchi le seuil de tolérance, prête à payer le prix fort pour défier l’occupant et recouvrer sa dignité.


Par William Muyuku
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