Par William Muyuku
UviraOnline | 21 Janvier 2026
Uvira libérée, que s’est-il réellement passé ? Certains y voient la main de fer de Donald Trump ou la diplomatie de Félix Tshisekedi. D’autres célèbrent la puissance retrouvée des FARDC ou la bravoure des Wazalendo. La vérité est plus vaste : c’est la convergence explosive de tous ces facteurs.
Mais au-delà des spéculations, voici l’histoire d’un tournant décisif. Voici comment le verrou a sauté.
Le Coup de Tonnerre de Kalundu

Tout s’est joué le 14 janvier 2026. Ce jour-là, à Kalundu, le destin de la guerre a changé de camp. Une réunion au sommet se tenait dans le plus grand secret non loin du port de Kalundu . Les hauts gradés de la rébellion et leurs parrains planifiaient l’assaut final sur Baraka et Fizi, pour ouvrir le chemin vers Kalemie. Ils ne savaient pas que le ciel allait leur tomber sur la tête.
La frappe a été foudroyante. Le bilan est lourd, inédit : 47 morts. Parmi eux, 39 corps des Rwandais, un chiffre qui trahit l’ampleur de l’invasion, dont 17 officiers supérieurs. On ne parle ici de l’élite opérationnelle. Des noms lourds circulent avec insistance : l’ancien président Joseph Kabila, le général Willy Ngoma, Byamungu et le général Makengo.
Sont-ils tombés ce jour-là ? Seule leur réapparition publique pourra démentir la rumeur. À présent, seule la mort de Madame la maire d’Uvira a été confirmée, car impossible à cacher au sein de sa famille à Uvira. Mais la panique qui a suivi ne trompe pas. Ce ballet de véhicules venus du Rwanda pour exfiltrer les corps et nettoyer les traces témoigne d’un état-major décapité et d’un ennemi aux abois.
L’Étau se Resserre : L’Heure des “Hiboux”
Si Kalundu a brisé le commandement, c’est la marée montante des forces loyalistes qui a provoqué la déroute. Kagame et ses alliés n’ont pas seulement reculé ; ils ont plié face à une machine de guerre redoutable.
D’un côté, les FARDC nouvelle génération, les fameux “Hiboux” formés sous Tshisekedi, imposant une discipline de fer. De l’autre, les Wazalendo, ces patriotes intrépides. Ajoutez à cela l’appui décisif de la Force burundaise et, semble-t-il, tanzanienne aussi. De Baraka à Makobola, le message était clair : la récréation est terminée.
Face à ce déploiement massif, l’ennemi a compris qu’il n’avait plus d’issue. Entre le 14 et le 18 janvier, l’occupation s’est transformée en fuite éperdue. Contrairement aux tactiques de terreur du RDF, qui vide les villes avant de les prendre, l’armée congolaise et les Wazalendo ont repris Uvira par la pression et l’intelligence tactique, épargnant à la ville un bain de sang.
L’Ombre de Trump : La Peur Change de Camp
Bien sûr, Washington pèse dans la balance. Mais ne nous y trompons pas : Kagame n’a pas quitté Uvira par courtoisie diplomatique. S’il respectait les ordres, Goma et Bukavu seraient déjà libérées. Avec un commandement militaire décimé à Kalundu et une armée congolaise revigorée en face, Kigali a pris peur et a plié bagage.
Uvira en Liesse : Le Sacre d’une Nation
Le 18 janvier restera une date historique. L’entrée des Wazalendo jusqu’à Kiliba, puis celle des FARDC le lendemain, a déclenché une vague d’euphorie. Uvira n’a pas seulement été libérée ; elle a retrouvé son souffle.
Pour Félix Tshisekedi, c’est bien plus qu’une victoire militaire : c’est un sacre populaire. Aux yeux de la population d’Uvira, il a endossé le costume de héros. La vision des “Hiboux” et des patriotes Wazalendo marchant victorieux dans la ville a scellé un pacte de confiance inébranlable. Ce n’est pas seulement une ville qui revient dans le giron de la République, c’est l’espoir de tout un peuple qui renaît : la victoire est possible, et la reconquête ne fait que commencer.
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